Lancement du Wetland Atlas : une nouvelle plateforme pour les zones humides
Des solutions et des connaissances sur la manière de restaurer les zones humides dégradées existent déjà. Cependant, un important déficit de financement des actions en faveur des zones humides persiste.
Pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de biodiversité, de climat et de restauration des terres, les investissements dans les solutions fondées sur la nature, telles que la conservation et la restauration des zones humides, doivent atteindre 571 milliards de dollars par an d’ici 2030, soit seulement 0,5 % du PIB mondial.
L’un des obstacles à ce financement réside dans le manque de données pertinentes.
Pour contribuer à combler cette lacune, Wetlands International lance le Wetland Atlas, un outil en ligne permettant de cartographier les zones humides à l’échelle mondiale.Le Wetland Atlas rassemble des données dispersées au sein d’une plateforme facile d’utilisation. Il permet non seulement de visualiser la localisation et les types de zones humides, mais aussi leur potentiel en matière d’atténuation du changement climatique, la proportion de populations qui en dépendent, ainsi que leur statut de protection.En comblant ces lacunes en information, le Wetland Atlas facilite l’orientation des investissements et des interventions politiques vers la protection et la restauration des zones humides, afin d’en maximiser les bénéfices.Lors du lancement, nous partagerons notre vision globale pour cette plateforme, présenterons le prototype développé pour la région du Sahel ainsi que ses principales fonctionnalités, et démontrerons comment cet outil peut appuyer la prise de décision et la priorisation des investissements.
Le Wetland Atlas s’appuie sur le rôle historique de Wetlands International dans la science des zones humides, l’engagement politique et les initiatives de cartographie, notamment le Global Mangrove Watch, le Critical Sites Network Tool, le Waterbird Populations Portal et le International Waterbird Census.
Rejoignez-nous pour le lancement officiel du Wetland Atlas en vous inscrivant ci-dessous. Cette session est particulièrement pertinente pour les décideurs publics, les praticiens et les bailleurs de fonds.

Pourquoi les zones humides ?
Les zones humides comptent parmi les écosystèmes les plus productifs mais aussi les plus menacés de la planète.
Ce sont de véritables alliées face au changement climatique : les zones humides côtières comme les mangroves et les herbiers marins stockent d’importantes quantités de carbone et protègent les littoraux contre la montée du niveau de la mer ; les tourbières constituent également des réserves majeures de carbone et jouent un rôle dans la régulation des inondations et des sécheresses.
Les zones humides sont aussi des réservoirs de biodiversité, abritant une grande diversité de flore et de faune, dont plusieurs espèces menacées.
Des zones humides en bon état sont essentielles à nos sociétés et à nos économies. Elles soutiennent plus d’un milliard de moyens de subsistance dans le monde, à travers l’aquaculture, la production agricole, le transport et le tourisme.Le poisson issu des zones humides constitue la principale source de protéines pour plus d’un milliard de personnes, tandis que les rizières nourrissent chaque année 3,5 milliards de personnes.La valeur économique annuelle estimée des écosystèmes aquatiques et d’eau douce s’élève à 58 000 milliards de dollars, soit environ 60 % du PIB mondial.Les zones humides urbaines offrent également des espaces permettant aux citoyens de se reconnecter à la nature et d’améliorer leur bien-être physique et mental.
Une disparition alarmante
Malgré leur importance, 22 % des zones humides mondiales ont disparu depuis 1970, et leur dégradation se poursuit à un rythme préoccupant.La principale menace pesant sur les zones humides est d’origine humaine. Les barrages, digues, drains, canaux et la déforestation ont fortement réduit leur connectivité naturelle.La perte et la dégradation des zones humides entraînent des effets en cascade : perte de biodiversité, pression accrue sur les ressources alimentaires et en eau, et aggravation des impacts du changement climatique, notamment les inondations, sécheresses et incendies.